Désillusion
Un oiseau décharné
s’envole,
laissant ses plumes d’un noir d’encre flotter
aux quatre vents.
Il emporte avec lui ce qui restait d’une âme usée
par la cupidité et la luxure d’un autre.
Douce souffrance invisible et nue,
réveillée par un amour étiolé et brisé…
Des mots gravés au fer rouge,
un cœur qui refuse de guérir,
des larmes qui s’évadent loin de toute vitalité,
une mort lente et délicieuse
avivée par la chaleur d’une douleur
qui supplie que vienne la fin.
Son esprit soupire.
Son corps se déchire.
Sa colère lui donne des ailes,
mais pour aller où ?
Là-bas, ailleurs, loin de tout, loin de lui.
Elle voit
un cimetière aux sépulcres fleuris,
où il est là à l’attendre en souriant.
Sa main se lève.
Il lui montre quelque chose.
Les doigts de l’égarée se tordent,
Ses lèvres tremblent.
Dans un dernier effort,
elle aperçoit le corbeau qui l’a rejointe.
Elle n’est plus seule.
Elle lève les yeux sur lui.
Lui qui marche sur la tombe de ses rêves,
et de ses illusions fanées…
Aurore Denell
s’envole,
laissant ses plumes d’un noir d’encre flotter
aux quatre vents.
Il emporte avec lui ce qui restait d’une âme usée
par la cupidité et la luxure d’un autre.
Douce souffrance invisible et nue,
réveillée par un amour étiolé et brisé…
Des mots gravés au fer rouge,
un cœur qui refuse de guérir,
des larmes qui s’évadent loin de toute vitalité,
une mort lente et délicieuse
avivée par la chaleur d’une douleur
qui supplie que vienne la fin.
Son esprit soupire.
Son corps se déchire.
Sa colère lui donne des ailes,
mais pour aller où ?
Là-bas, ailleurs, loin de tout, loin de lui.
Elle voit
un cimetière aux sépulcres fleuris,
où il est là à l’attendre en souriant.
Sa main se lève.
Il lui montre quelque chose.
Les doigts de l’égarée se tordent,
Ses lèvres tremblent.
Dans un dernier effort,
elle aperçoit le corbeau qui l’a rejointe.
Elle n’est plus seule.
Elle lève les yeux sur lui.
Lui qui marche sur la tombe de ses rêves,
et de ses illusions fanées…
Aurore Denell

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